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Son palmarès est impressionnant: junior, elle faisait déjà partie des gagnantes, a remporté toute une série de médailles aux Jeux olympiques de 2018, deux fois le petit globe de cristal aux championnats du monde et était la meilleure de l’équipe féminine suisse lors de la dernière saison. Agée de 25 ans, la spécialiste du slalom et du slalom géant d’Unteriberg SZ aime son sport et tout ce qui va avec. «J’aime tout, même l’entraînement n’est pas une obligation pour moi, mais un plaisir.»

GRUEN: Wendy Holdener, comment faites-vous pour être toujours motivée?

Je suis entourée de gens formidables: ma famille, mes entraîneurs, mes soigneurs. Ils ont tous tellement d’énergie, c’est contagieux. Et ils savent comment me maintenir en forme avec des entraînements variés. C’est facile pour moi et je me sens privilégiée.

En tant que skieuse professionnelle, vous êtes souvent en déplacement et vous vivez principalement à l’hôtel. Comment gérez-vous ça?

Je ne passe qu’un tiers de l’année à la maison. C’est pour cela que j’habite encore avec mes parents à Unteriberg. Ça ne me fait rien de passer du temps dans les chambres d’hôtel. Je suis même parfois contente d’être seule dans une chambre. Un peu de calme de temps en temps aide à se détendre. Mais cela ne me dérange pas non plus de partager ma chambre avec une collègue, au contraire: on s’échange de la musique ou on peut se reposer et discuter.

Vous devez prendre souvent l’avion, ce qui n’est pas très écologique. Est-ce que cela vous pèse?

Il est évident que ce n’est pas idéal, mais cela fait partie de notre sport et je ne peux rien y faire. Mais chaque fois que je peux faire quelque chose pour contribuer à la protection de l’environnement, je le fais. Par exemple, je suis choquée par les déchets qui traînent dans la nature. À Majorque, alors que je faisais du vélo pendant mon entraînement estival, je me suis souvent demandé comment les gens pouvaient simplement tout jeter par la fenêtre et nuire ainsi à la nature. Je ne comprends pas. Je suis particulièrement sensibilisée à la question des déchets.

Comment cela s’exprime-t-il?

Au supermarché, j’écope souvent d’un froncement de sourcil à la caisse quand je me contente de coller l’étiquette de prix directement sur le fruit ou le légume. Mais il n’est vraiment pas nécessaire de prendre un sac plastique pour une pomme ou une banane. Lors de mes autres achats, je veille aussi à prendre les produits avec le moins d’emballage. Et à la maison, je mets le moindre petit bout de carton dans la pile destinée au ramassage du carton. Ma famille se moque d’ailleurs parfois de moi avec ça.

Vous êtes beaucoup sur les glaciers et vous constatez qu’ils ne font que fondre. Qu’est-ce que cela déclenche en vous?

Nous sommes souvent à Zermatt et Saas-Fee et je suis toujours effarée quand je vois la neige blanche recouverte d’une couche de gadoue noire. C’est terrible. A la maison, dans le domaine d’Hoch-Ybrig où j’ai appris à skier, les premières neiges ne sont arrivées qu’à Noël ces dernières années. C’était différent avant, on pouvait déjà skier sans problème en novembre. Maintenant, à Noël, mon père et moi allons marcher au lieu de skier. Il me semble que les variations de température sont particulièrement flagrantes. On voit bien que le climat change. D’un jour à l’autre, il fait dix à quinze degrés de plus ou de moins; je n’ai jamais vu ça quand j’étais enfant.

Cela vous fait peur?

Ça ne sert à rien d’avoir peur. Cela donne à réfléchir. Et ça me montre aussi que chacun doit agir là où il le peut. Une personne seule ne peut rien changer. Mais si nous faisons tous notre possible, dans nos propres petits domaines personnels, si nous nous comportons de manière plus responsable, alors nous serons utiles! Si nous apportons tous notre contribution, nous pourrons améliorer les choses. Je crois que tout le monde en est conscient.

Wendy Holdener www.wendyholdener.ch

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