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En tant que CEO de BKW, les journalistes me posent beaucoup de questions. Les magazines économiques souhaitent une prévision du cours des actions, les journaux locaux me demandent ce que va devenir la centrale hydraulique de la région. Et dans les émissions people, on veut savoir ce que l’on ressent en tant que femme à la tête d’un grand groupe. Toutefois, la majorité des questions tournent autour de la stratégie de croissance de BKW: pourquoi a-t-elle racheté plus de 130 entreprises? Pourquoi se développe-t-elle sur le marché des services d’infrastructure et du bâtiment? Ne prive-t-elle pas les petites et moyennes entreprises de tous les contrats?

Ce marché de services dans lequel se développe BKW est à la fois vaste et dynamique. On trouve de la place pour tout le monde: petits et grands acteurs. En revanche, il est vrai que les défis de ce marché se complexifient de plus en plus. En effet, les frontières entre les domaines de l’énergie, du bâtiment et des infrastructures s’estompent de plus en plus pour former un vaste ensemble interconnecté. Cette nouvelle situation initiale requiert des entreprises à la technologie solide et aux solutions qui s’appuient sur un réseau. Je pense par exemple aux installations solaires dans les quartiers résidentiels. Afin que les habitants d’un quartier utilisent l’énergie solaire de manière optimale, ils ont besoin de solutions globales en matière d’installations: de leur planification à leur utilisation pour les pompes à chaleur ou les voitures électriques, en passant par leur système de commande.

Nous nous trouvons aux portes de la quatrième révolution industrielle. Après la mécanisation, l’électrification et la transition numérique, nous abordons l’ère de la décarbonisation, c’est-à-dire le remplacement des énergies fossiles par des sources d’énergie renouvelables.

Ce ne sont pas seulement des quartiers isolés qui se transforment en raison de l’urbanisation et du réchauffement atmosphérique, mais bien des villages, des villes et des pays entiers. Nous nous trouvons aux portes de la quatrième révolution industrielle. Après la mécanisation, l’électrification et la transition numérique, nous abordons l’ère de la décarbonisation, c’est-à-dire le remplacement des énergies fossiles par des sources d’énergie renouvelables. C’est pourquoi nous devons réaménager la production et la distribution de l’énergie. Parallèlement, nous devons construire et assurer la maintenance des bâtiments et d’infrastructures en préservant les ressources. Nous avons besoin, et j’exagère à peine, d’une rénovation complète à travers le monde entier.

En effet, il nous faut des réseaux avec des compétences regroupées qui avancent en suivant cet esprit pionnier et permettent la construction de nouveaux systèmes.

Les entreprises ne peuvent pas mener à bien seules ces tâches complexes à l’échelle d’un pays. En effet, il nous faut des réseaux avec des compétences regroupées qui avancent en suivant cet esprit pionnier et permettent la construction de nouveaux systèmes. BKW a construit son réseau et compte désormais 130 entreprises dans toute l’Europe. Elle forme ainsi une force motrice pour le réaménagement durable des bâtiments et des infrastructures. Cette conviction nous accompagne depuis notre origine: de 1917 à 1920, BKW a construit à Mühleberg la centrale au fil de l’eau la plus moderne d’Europe. C’était un chantier de grande envergure qui a permis à BKW de démontrer non seulement sa capacité d’innovation mais également ses compétences en matière de planification et d’ingénierie.

Notre stratégie de croissance suit donc le développement logique de notre activité avec une focalisation sur les domaines du bâtiment et des infrastructures. Elle se situe dans la lignée de ce que le marché et la clientèle attendent de nous. Grâce à notre stratégie, nous créons des solutions dont le monde a besoin pour un avenir où il fera bon vivre.

Suzanne Thoma, CEO du groupe BKW

SI Gruen

SI Gruen

Article du magazine SI Grün de la Schweizer Illustrierte, dans le cadre d’une collaboration de BKW avec Ringier.