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Grâce au renouvellement d’une partie de ses équipements, la sous-station de Wilderswil va pouvoir assurer l’approvisionnement du sud de l’Oberland bernois. Le nouveau poste de couplage 132 kV isolé au gaz a été livré fin mars. Une livraison qui a nécessité précision, énergie et savoir-faire, mais aussi une certaine dose de fatalisme. 

Il est 7h30. Nous sommes à la sous-station de Wilderswil. Tout est prêt pour l’arrivée des deux camions qui vont livrer le poste de couplage isolé au gaz. Juste au-dessus la sous-station, un parapentiste tournoie dans le ciel bleu. Les heures passent – et toujours pas de poste de couplage en vue. A 10h30, l’équipe de montage apprend que les camions sont bloqués dans un embouteillage au poste de douane de Bâle. La raison? Les systèmes informatiques du service des douanes sont tombés en panne la veille, suite à des perturbations importantes sur le réseau de Swisscom, rendant tout contrôle impossible. La situation devrait revenir à la normale le lendemain matin seulement. Philipp Schärf, responsable du projet, nous montre la colonne des camions bloqués à la douane, filmée par une webcam. La livraison ne se fera pas aujourd’hui, c’est sûr.

Mais il en faut plus pour entamer la bonne humeur sur le chantier. Visiblement, ce n’est pas la première fois que ces spécialistes du montage sont contraints d’attendre des composants d’installation. Ils ont donc appris qu’il est inutile de s’énerver pour quelque chose que l’on ne peut changer. Peter Abegglen, le chef-monteur, a de toute façon échafaudé un plan B pour un tel cas.

14h30. Le plan B ne sera pas nécessaire, car le premier camion du transporteur Avanti arrive sur le chantier. Le travail peut commencer.

Décharger des cellules de couplage constituées de tuyaux en métal et les acheminer à l’intérieur de la sous-station n’est pas une mission difficile en soi. Sauf que chaque élément pèse 3,5 tonnes et doit être posé sur un socle d’environ un mètre de haut avant d’être transporté à l’aide de roues fortes charges jusqu’à l’emplacement définitif, et cela sans grue, puisque la capacité de levage de la grue disponible est limitée à une tonne.

Bernhard Sahli, le monteur de Arnold, met son camion équipé d’une grue hydraulique en position. Le camion de Avanti se range le plus près possible de l’engin. Avec une très grande dextérité, Bernhard Sahli dépose le monstre d’acier sur son camion, rentre les béquilles, entre dans la sous-station en marche arrière et se positionne au millimètre près pour avoir son plateau au niveau exact du socle. A présent, l’équipe peut faire rouler la cellule de couplage jusqu’à son emplacement. Une étape plus compliquée qu’il n’y paraît, car déplacer 3,5 tonnes, même sur des roues, représente un véritable tour de force. Pour décharger les autres cellules de couplage, l’équipe réitèrera la procédure: positionner le camion Arnold, sortir les béquilles, avancer le camion Avanti, transférer la cellule de couplage sur l’autre camion, déplacer le camion Avanti sur le côté, replier les béquilles, entrer dans la sous-station en marche arrière, se placer au niveau du socle et faire rouler la cellule de couplage jusqu’à son emplacement. Lors du déchargement de la dernière cellule de couplage, le soleil avait déjà disparu  derrière les montagnes.

Les  employés quittent l’un après l’autre le chantier, satisfaits du travail accompli. Ils se retrouveront  le lendemain matin pour le montage des éléments.

La sous-station de Wilderswil est essentielle pour assurer l’approvisionnement  du sud de l’Oberland bernois, y compris les régions touristiques de Interlaken et de la Jungfrau. Elle se compose de postes de couplage 16 kV, 50 kV et 132 kV, ainsi que de transformateurs 50/16 kV et 132/50 kV. Le poste en plein air de 132 kV, qui date de 1965, doit être remplacé pour assurer la qualité de l’approvisionnement de manière durable dans la région. Une fois le nouveau poste de couplage 132 kV isolé au gaz installé dans le bâtiment existant, BKW pourra procéder à la déconstruction de la plupart des postes en plein air et renaturer les surfaces ainsi libérées.

Christine Klinger

Christine Klinger

Projektleiterin Kommunikation bei der BKW