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Des moutons sources d’innovation: plus de six tonnes de laine sont traitées chaque année au Wollreich de Meiringen, dans le canton de Berne. Ce lieu a développé sa propre spécialité: de petites balles en laine de mouton destinées aux lits et aux coussins.

Tout a commencé lorsque l’agriculteur Heinz Brog reçut trois moutons à nez noir pour son anniversaire. Impossible de ne pas tomber sous le charme de leur longue fourrure bouclée et de leur nez noir. Mais ce n’est pas tout: cette race rare du Valais offrait une récolte abondante lors de la tonte. Quant à Ruth Brog, elle souhaita coûte que coûte transformer cette laine. Elle participa donc à un cours de feutrage, et réalisa ses premiers produits.

Découvrez le Wollreich et le Grimselwelt

En tant que partenaire du site, BKW soutient trois projets du Trophée Aide aux Montagnards et souhaite offrir une plus grande visibilité à l’esprit entrepreneurial et à la durabilité du Wollreich: en juin, des excursions d’une journée au Wollreich et à Grimselwelt seront spécialement proposées aux lecteurs.

Alors, pénétrons ensemble au cœur du Grimselwelt et découvrons le charme de la grotte aux cristaux. Et au Wollreich de Meiringen, nous découvrons comment cette fascinante matière première est transformée.

Vous trouverez toutes les dates et le programme sur ce lien.

C’était en 1996, et ce changement allait représenter un tournant dans la vie des Brog. Dorénavant, la laine serait au cœur de leur activité: Heinz apprit à carder, c’est-à-dire à travailler la laine tondue en un tapis feutré permettant le filage et la transformation. Aujourd’hui, les Brog possèdent environ 180 bêtes (mérinos, nez noir et blanc des Alpes) au sein de leur ferme Geissholz dans la vallée du Hasli. A cela s’ajoutent un atelier de transformation à Meiringen ainsi que le chalet Wollhaus Oberzwirgi à l’entrée de la vallée de Reichenbach. Les vacanciers peuvent y découvrir la laine sous toutes ses formes.

Depuis longtemps, le Wollreich s’est transformé en centre de compétences: environ six tonnes de laine – comprenant sa propre laine et celle livrée par d’autres agriculteurs de toute la Suisse – sont traitées chaque année par le couple Brog et une demi-douzaine d’autres employés. C’est un travail de longue haleine: il faut tout d’abord laver la laine tondue. Pour ce faire, ils utilisent une substance de lavage secrète qu’ils ont eux-mêmes développée. «Il est important que seule une partie de la lanoline contenue dans la laine soit éliminée», précise Ruth Brog. Ensuite, la laine est séchée avec soin dans des paniers, et les flocons de laine doivent être nettoyés à la main de toutes les éventuelles saletés restantes. «La laine provenant de la tonte des moutons est plus propre en été. En hiver, des petites saletés restent accrochées à la fourrure, comme des copeaux de bois, car la laine est séchée dans des paniers. Il faut donc les retirer à la main des flocons de laine. «La laine provenant de la tonte des moutons est plus propre en été. En hiver, des petites saletés restent accrochées à la fourrure, comme des copeaux de bois, car les moutons étaient dans l’étable», explique Heinz Brog. Il est le spécialiste du cardage: les flocons de laine sont entraînés dans une machine équipée de rouleaux en acier en forme de brosse et ressortent sous forme d’une toison fine et peignée.

Cette toison représente la matière de base pour les duvets réalisés sur mesure, ou pour le filage de la laine qui sera ensuite utilisée pour le feutrage. «La laine grossière des moutons suisses n’est pas adaptée au tricot», indique Ruth Brog. Les Brog sont particulièrement fiers de leur collaboration avec la marque d’équipements sportifs Ortovox pour laquelle ils livrent, en tant que lieu de collecte Swisswool, de la laine destinée à la réalisation de doublures chaudes. «La laine est un produit naturel et elle régule la chaleur et l’humidité mieux que les plumes de duvet», explique Ruth Brog. Le Wollreich produit également les petites balles en laine de mouton qu’il a lui-même développées: elles sont adaptées aux coussins et aux oreillers, ainsi qu’aux coussins bouées. Ruth Brog: «Les petites balles de laine évitent la sudation et sont 100% naturelles.» L’esprit d’innovation du couple n’est pas passé inaperçu: outre le prix «World Heritage Cristal» de l’UNESCO, l’exploitation a aussi remporté le prix de l’innovation pour l’agriculture de montagne dans le cadre du Trophée Aide aux Montagnards.

Une fois la laine lavée et séchée, elle est adoucie et cardée.

Les Brog teignent la laine dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Au total, ils traitent six tonnes de laine tondue par an.

SI Gruen

SI Gruen

Beitrag aus dem Magazin SI Grün der Schweizer Illustrierten im Rahmen einer Zusammenarbeit der BKW mit Ringier / Article du magazine SI Grün de la Schweizer Illustrierte, dans le cadre d’une collaboration de BKW avec Ringier.