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Daniel Bernet Inspection de la pêche du canton de Berne

Un canal de dérivation pour les poissons a été aménagé près de la centrale hydroélectrique de Hagneck. A quoi sert-il?

Les poissons effectuent plusieurs migrations plus ou moins longues au cours de leur vie. C’est indispensable à la survie des populations à long terme. Le saumon atlantique a disparu de nos cours d’eau parce qu’il ne pouvait plus migrer. La construction de centrales hydroélectriques sur le Rhin au début du XXe siècle a coupé la voie entre la mer et la Suisse. C’est pourquoi la Loi fédérale sur la pêche impose la réalisation de mesures en faveur de la libre migration des poissons aux alentours des centrales.

Comment ce canal a-t-il été conçu?

Le canal de dérivation de Hagneck a été créé sur le modèle d’un ruisseau afin de pouvoir être utilisé par toutes les espèces: aussi bien les gros poissons que les petits doivent pouvoir remonter le courant, quelle que soit leur capacité de nage. Il faut pour cela une passe à poissons de dimensions généreuses, avec un écoulement suffisant, des ouvertures d’accès et des courants d’appel bien positionnés ainsi qu’une faible hauteur de chute.

Quelles espèces de poissons empruntent ce canal?

Globalement, la trentaine d’espèces de poissons présentes dans nos cours d’eau utilisent cette possibilité. La truite lacustre en est un exemple parfait: en automne, elle remonte le cours de l’eau depuis le lac pour frayer, puis les adultes retournent vers le lac. Les juvéniles restent par contre un à deux ans dans la rivière avant de migrer vers le lac. Nous prévoyons également d’observer de grandes quantités de spirlins, de gardons, d’ablettes, de barbeaux et de dards. Pour le moment, il y a aussi beaucoup de grandes chevaines, qui ont même frayé dans le canal de dérivation.

Source: Daniel Bernet, Inspection de la pêche du canton de Berne

Guy Hüsler

Guy Hüsler

Redaktor Digital Experience